Saint-Jacques-de-la-Lande
Saint-Jacques, 1001ème ville européenne à s’engager
La Convention des maires pour le climat, organisée par la Commission européenne, a été signée en décembre dernier par Emmanuel Couet, maire de la commune. Saint-Jacques rejoint la trentaine de communes métropolitaines qui y ont adhéré. Cette initiative vise à promouvoir des politiques nationales et locales volontaristes en faveur de la lutte contre le changement climatique. Elle s’est fixée pour objectifs de dépasser ceux de l’Union européenne* en matière de réduction des émissions de CO2. « Nous attendions des engagements chiffrés lors du sommet de l’ONU sur le climat qui s’est tenu en décembre 2009 à Copenhague, or on n’a rien eu. Il est urgent de réagir face à l’ampleur de la menace que fait peser le changement climatique.
Il faut anticiper sur la raréfaction des énergies fossiles en mobilisant les services de la Ville, les partenaires locaux et la société civile sur la nécessité d’agir en faveur de la planète », observe Daniel Salmon, adjoint aux transports, énergies et déchets.
Plan énergie climat
« La commune est déjà engagée en matière de développement durable : en économisant l’espace avec le projet de ville compacte d’une part et en favorisant les transports collectifs d’autre part. Mais l’équipe municipale a conscience que nous avons encore beaucoup de progrès à réaliser en étant notamment exemplaire sur les consommations énergétiques des bâtiments communaux. La signature de la Convention des maires pour le climat nous conduit à formaliser nos engagements et est également l’occasion d’expliquer nos objectifs aux habitants et entreprises jacquolandins. »
Emmanuel Couet, Maire
Diverses réalisations
Un diagnostic passant au crible la stratégie de développement durable du projet communautaire a été réalisé par l’Agence locale de l’énergie au cours de ces dernières années. Il note qu’en 2006, les métropolitains ont rejeté 2 millions de tonnes de CO2 dans l’atmosphère, dont 53% par les transports, 37% par la production de chaleur et 10% par l’électricité. Plus localement, on sait que 120 GWh sont consommés en gaz et en électricité par tous les acteurs de St-Jacques (dont 4GWh par le patrimoine public). Mobilisée sur ces questions énergétiques, la commune a déjà engagé diverses opérations qui vont toutes dans le sens de la réduction des émissions de gaz à effet de serre.
Quelques exemples locaux...
Citons par exemple les Parcs d’Eole de la Gautrais sous maîtrise d’ouvrage de la collectivité. Un cahier des charges technique y réglemente la qualité des constructions et s’intéresse notamment au volet thermique d’hiver et d’été, à la maîtrise de l’électricité, aux économies d’eau…Citons encore la pose de double vitrage à l’école de la Croix-Verte et à la mairie, la requalification du quartier du Pigeon-Blanc favorisant les modes de transport doux, la construction des vestiaires du stade Salvador-Allende avec isolation par l’extérieur, système combiné eau chaude sanitaire et chauffage solaire, l’achat de six vélos pour les besoins des agents communaux... « La Convention nous engage tous, poursuit encore l’élu. Elle touche à nos modes de vie et de consommation, elle concerne tant l’habitat collectif qu’il soit pavillonnaire neuf ou ancien que les locaux d’entreprises, les commerces et les bâtiments publics. »
Sensibiliser les habitants
Depuis maintenant un an, Vincent Aubry, adjoint à la directrice de l’Aménagement urbain, coordonne la mission
Convention des maires pour le climat. Un plan d’actions devrait voir le jour d’ici à la fin d’année. « Il s’agit de remettre à jour notre connaissance du patrimoine bâti en partenariat avec l’Agence locale de l’énergie, de coordonner de nouvelles initiatives, de chiffrer les gains attendus en matière d’économie d’énergie, d’impulser des actions avec tous les acteurs locaux... », rappelle en substance le technicien.
Quelques pistes de travail concrètes émergent. Une interrogation est notamment menée sur l’éclairage public : doit-on laisser éclairer toute la nuit ? doit-on réduire le nombre de points lumineux sur la ville ? doit-on réduire la puissance des éclairages ? Un plan d’investissement pluriannuel est aussi évoqué pour isoler thermiquement les plus vieux bâtiments publics : écoles de la Croix-Verte, Eugène-Pottier et Gabriel-Péri, équipements sportifs du stade Salvador-Allende. Reste encore à sensibiliser les habitants sur ces questions qui touchent au quotidien sachant que 1 877 logements sont antérieurs à 1975... « La Ville ne peut pas contraindre, aussi devrons-nous organiser des forums, des portes ouvertes et des visites de sites pour informer, trouver des solutions pour faire réaliser un premier diagnostic de performance énergétique dans les logements les plus énergétivores... » conclut Vincent Aubry.
* Réduction de 20% des émissions de CO2, amélioration de 20% de l’efficacité énergétique, au moins 20% d’énergies renouvelables en 2020.

